Lors de la séance d’audition des membres du gouvernement, tenue ce mercredi 27 janvier 2016, Habib Essid a donné un discours devant les députés dans lequel il a présenté son analyse de ce qui s’est passé à Kasserine et des dernières manifestations qui ont éclaté dans le pays.
« C’est parce que nous avons commencé à trouver des solutions pour le chômage, qu’il y a eu des protestations », a-t-il déclaré. Il fait ainsi référence au fait que les contestations ont débuté suite à l’éviction du nom de Ridha Yahyaoui d’une liste de personnes qui allaient être embauchées. Le chef du gouvernement explique que la tâche était ardue et « qu’il avait essayé du mieux qu’il pouvait pour venir en aide aux jeunes chômeurs », soulignant que « résorber le chômage n’est pas uniquement la responsabilité du gouvernement ».
« Tout le monde en est concerné, la présidence de la République, l’Assemblée, les partis politiques et même la société civile. Nous sommes amenés à réfléchir ensemble à des solutions. Nous devons agir ensemble et les mesures doivent être prise d’un commun accord », a-t-il répété. Habib Essid a rappelé les circonstances difficiles qu’a connues la Tunisie.
« Il y a eu trois attentats. La situation aurait été meilleure s’il n’y avait pas eu ces attaques. Aussi, la situation en Libye nous impacte lourdement », a-t-il indiqué. Le chef du gouvernement s’est adressé aux députés en ces mots : « Je suis ici pour vous écouter, pour entendre vos propositions ». Revenant sur les dernières manifestations, il a indiqué que des intrus se sont introduits parmi les manifestants pour semer le chaos.
E.Z.










