Imed Darouich, PDG de Petrofac, était l’invité de l’émission EcoMag du vendredi 5 février 2016 sur Express Fm. Il a indiqué que la production est bloquée depuis 18 jours et que, de ce fait, la société se retrouve dans l’incapacité d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses clients comme la STEG.
Il a ajouté que sa société avait aidé l’hôpital de la région, les écoles du village, quelques PME, la municipalité, les forces de sécurité et même l’Armée. « Mais, nous ne pouvons pas nous substituer à l’Etat », a-t-il souligné. L’invité accuse l’Etat de le prendre en otage. « Quand l’Etat me bloque et me dit à moi : ‘va résoudre le problème’ [..]», a-t-il déclaré.
Imed Darouich indique qu’entre 80 et 100 personnes ont occupé le site « Chergui » à Kerkennah malgré la présence des forces de l’ordre et de l’Armée. « Ils avaient coupé les grillages avec des pinces et installé leurs tentes », dit-il, mettant en garde contre l’éventualité que des terroristes s’infiltrent parmi les protestataires pour commettre un attentat à l’intérieur du site.
Sur la raison de ces protestations, il explique que ce sont des personnes bénéficiaires d’un fonds environnemental cofinancé par Petrofac et que la société pétrolière a cessé ses donations à ce fonds ce qui lui a valu ces contestations musclées. Interrogé sur l’intention de Petrofac de quitter la Tunisie, le PDG de la compagnie a indiqué que cela n’est pas prévisible du moins pour le moment, précisant que la société a des engagements contractuels avec l’Etat qui l’obligent à rester.
E.Z.










