Le ministère de l’Intérieur a indiqué, dans un communiqué publié le 27 février 2016, qu’à la suite des récentes manifestations d’un nombre d’affiliés au syndicat national des forces de sécurité intérieure, des mesures légales seront entreprises envers toutes les personnes dont la responsabilité sera prouvée dans les graves dépassements qui ont eu lieu.
Le département de l’Intérieur a qualifié ces agissements de « dangereux », et en flagrante violation des lois et de la Constitution. Des actes considérés, également, comme portant atteinte au prestige de l’Etat et ne pouvant avoir aucun lien avec les activités syndicales.
« Ces mesures sont prises alors que les dépassements des syndicalistes sont une menace à la sécurité du pays, qui est de surcroît en état d’urgence », peut-on lire dans le texte du communiqué.
Le ministère a, d’un autre coté, réitéré son respect ainsi que son soutien à l’activité syndicale des forces de la sécurité en accord avec les principes de la constitution et des textes de loi. Il a précisé que le travail des forces de la sécurité et leur dévouement continu à la noble cause qui leur est confiée, sont appréciés à leur juste valeur.
Rappelons qu’une manifestation du syndicat national des forces de sécurité intérieure revendiquant des augmentations salariales, a dégénéré, jeudi 25 février 2016. Se déroulant à la Kasbah la manifestation a rassemblé près de 1000 personnes.
Les protestataires ont pénétré de force l’enceinte protégée du siège de la présidence du gouvernement. Ils ont crié des « dégages » à l’intention du chef du gouvernement et des « Essid espèce de froussard, le policier ne peut être humilié ! ».
M.B.Z










