Dans son allocution prononcée, samedi 27 février 2016 à l’ouverture du congrès régional d’Ennahdha dans le gouvernorat de Tunis, Rached Ghannouchi a déclaré que les temps ont changé et qu’il n’y a plus de bataille pour l’identité. Une question qui a été tranchée, selon ses dires, dans la Constitution stipulant que la Tunisie est un pays arabe et musulman.
« Ennahdha a réussi, avec d’autres parties, à ancrer l’identité arabe, islamique, démocratique et moderne en Tunisie, d’où la nécessité de se diriger vers la spécialisation », a-t-il expliqué en substance, avant d’ajouter que le mouvement veut devenir un parti moderne spécialisé dans la gestion des affaires de l’Etat pour y apporter les réformes adéquates après l’arrivée au pouvoir et son exercice.
Concernant les autres volets du projet islamique, tels les arts, les lettres, les actions de bienfaisance, le syndicalisme, le prêche et les mosquées, « ils doivent être traités à travers les institutions de la société civile », a-t-il indiqué encore.
Et de conclure en précisant que le parti est en train « d’axer son intérêt sur le développement dans les régions de l’intérieur du pays qui ne bénéficient pas encore des bienfaits du changement et des bonnes prestations ».
S.H










