Parce qu’elles ont juste une opinion politique différente, certaines hautes compétences tunisiennes sont dénigrées et traitées de la pire des manières par des « personnalités » politiques dont le fonds de commerce est justement d’être le chantre de la démocratie, du respect de l’opinion de l’autre et de la bonne moralité.
Sadok Châabane, docteur d’Etat en droit public et en sciences politiques, maître de conférences puis professeur, est ainsi traité publiquement de charlatan par Tarek Kahlaoui, dirigeant du nouveau parti de Moncef Marzouki.
La raison ? La participation de M. Chaâbane à la conférence de presse du lancement du nouveau parti de Mohsen Marzouk durant laquelle il a parlé de démocratie.
Pour Kahlaoui, « ce charlatan est celui qui a été l’un des principaux promoteurs de la répression sous Ben Ali ». Il avoue même avoir lu des correspondances entre lui et Ben Ali quand Sadok Chaâbane était directeur de l’Institut des études stratégiques et ces correspondances seraient « honteuses », selon le qualificatif donné par son successeur sous la présidence de Marzouki.
Évaluant le travail de Sadok Chaâbane à la tête de l’IES, Tarek Kahlaoui déclare qu’il n’a rien fait de particulier à part de consacrer son temps et celui de l’organisation à rédiger des livres de propagande pour Ben Ali. Et de conclure, le projet de Mohsen Marzouk se base sur ces compétences nulles.
A titre de rappel, le mandat de Tarek Kahlaoui à la tête du même ITES ne se distingue pas non plus par des publications brillantes puisqu’on n’en tire quasiment rien à l’exception d’un rapport sur la lutte contre le terrorisme dont la légèreté a fait qu’il n’ait jamais été pris en considération, ni par les analystes et observateurs et encore moins les gouvernants.
R.B.H.











