Aujourd’hui, 7 mars 2016, une attaque terroriste sanglante cible la ville de Ben Guerdène. Bilan : 35 terroristes abattus et 18 personnes tuées entre civils et éléments des forces armées.
Si cette date restera un sombre jour pour la Tunisie et allongera la liste des attaques terroristes vécues par le pays ces dernières années, elle est sans rappeler un autre événement, non moins sombre, vécu il y a très exactement 4 ans.
Le 7 mars 2012, des troubles ont éclaté à la Faculté des Lettres de la Manouba causés par un groupe de salafistes qui se sont attaqués à l’établissement brandissant des étendards islamistes et déchirant le drapeau tunisien. C’est là que l’étudiante Khaoula Rachidi, devenue célèbre par ce geste, défend le drapeau national et se fait agresser par les assaillants.
S\’il s\’agit d\’une simple coïncidence de date, certes fort troublante, elle illustre néanmoins le cheminement de la pensée extrémiste en Tunisie. Une preuve que la recrudescence des actions extrémistes n’a pas cessé ces dernières années. Depuis 2012, les extrémistes et autres jihadistes n’ont cessé de tenter de planter leurs drapeaux et de faire de la Tunisie un « état Daêchien », comme l’a qualifié le chef du gouvernement dans son discours de ce soir. Faire un lien entre les deux dates est un pas que l’on est tenté de franchir…










