Le ministre de l’Emploi, Zied Laâdhari, a indiqué ce jeudi 31 mars 2016, au micro de Wassim Ben Larbi, sur Express Fm, que si le dialogue ne suffit pas à résoudre le problème du chômage, il reste néanmoins un pas important dans la mesure où il a permis d’étudier des propositions innovantes et de sortir des sentiers battus.
« Nous avons pu en sortir avec des orientations stratégiques générales et notamment en ce qui concerne la fonction publique » a déclaré Zied Laâdhari. « Nous avons aussi pu dégager quelques propositions pratiques qui sont réalisables sur le court terme et qui concernent nombreux domaines » a-t-il ajouté, précisant que le chômage n’est pas un problème social mais économique dans la mesure où c’est la conjoncture économique qui ne génère pas l’emploi et que donc la stimulation de l’investissement et la croissance sont nécessaires, surtout qu’une stratégie nationale sera mise en place pour que la croissance soit riche en emploi.
Le ministre de l’Emploi a aussi souligné que le problème du chômage n’est pas uniquement dû aux variables économiques et de croissance mais aussi en partie aux ressources humaines. Il a expliqué que souvent il n’y a pas de « matching » entre les ressources humaines, leurs compétences, et les emplois qui sont proposés. « Les institutions économiques devront définir leurs besoins et s’engager à recruter, nous nous chargerons de former et de réhabiliter les ressources humaines qui répondront exactement aux besoins du marché de l’emploi, c’est un contrat que nous mettrons en place et l’UTICA a montré une réelle volonté de soutenir cette mesure » a précisé le ministre.
Zied Laâdhari a souligné que la formation devra désormais être tournée vers l’économie et préparer les formés à avoir les compétences et le savoir nécessaires pour être compétitifs sur le marché de l’emploi. « Nous savons qu’il y a une crise mais dans tous les pays il existe des niches, des gisements, réservoirs et un potentiel d’emploi sur lequel nous devons travailler, que nous devrons trouver fructifier et savoir cultiver » a-t-il ajouté. « Nous sommes face à un défi mais sommes sûrs de pouvoir impulser une dynamique positive, nous sommes sur le bon chemin, c’est un problème structurel qui date de dizaines d’années et nous savons que cela prendra du temps mais nous devrons résoudre le problème à la source. Nous avons pour objectif de baisser le taux de chômage de 4 à 5 points dans les 5 prochaines années » a t il conclu.
M.B.Z










