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Saïd Aïdi annonce le démarrage du plan national pour l’éradication de l’Hépatite C

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    Le ministère de la Santé a organisé, mercredi 27 juillet 2016, une conférence de presse pour annoncer le lancement, dès jeudi 28 juillet, du plan d’éradication de l’Hépatite C, qui s’étendra sur les 8 prochaines années. La date du lancement du programme coïncide avec la Journée mondiale contre l’Hépatite, une maladie virale qui touche de plus en plus de personne à travers le monde.

     

    Lors de son intervention, le ministre de la Santé, Saïd Aïdi a informé que tout le long de l’année 2015 une enquête sur la maladie a été menée par le service public, le résultat a été publié au mois d’avril. Ce travail révèle qu’en Tunisie, 0,87% de la population est touchés par la maladie, soit près de 100.000 personnes, réparties inégalement selon les différentes régions.

     

    Selon l’étude, certaines régions du Nord-ouest tunisien enregistrent un taux de contamination par le virus de 3%. « On en fera une cause nationale » avait dit le ministre, pendant la conférence de presse. Le traitement du virus dans les pays développés est très couteux : 45 mille euros et par patient selon les chiffres donnés par le ministère. Face à ce chiffre important, un appel d’offre a été lancé par le ministère et une entreprise tunisienne a gagné la course pour la production du générique. Un traitement de 3 mois avec un suivi particulier seront donc proposés aux patients atteints du virus et qui seront entièrement pris en charge par le service publique et la CNAM éventuellement.

    « Les traitements commenceront dès le mois d’août de l’année courante et concerneront les 5000 cas dont les dossiers ont été validés par le ministère » a informé M. Aïdi.

     

    Après avoir remercié toute l’équipe qui s’est chargée d’effectuer l’enquête et de développer le plan d’éradication, le ministre a brièvement parlé des programmes du département pour fournir des médecins spécialisés dans les régions et notamment dans le domaine de la psychiatrie. Il a été également question de la modernisation du matériel médical dans les différentes structures du pays, d’un nouvel hôpital d’enfant à la Manouba, de l’ambitieux programme de l’E-santé et d’un programme de fourniture de médicaments toutes l’année en évitant les pénuries.

    « La Tunisie doit préserver ces acquis en matière de santé !» a conclu Saïd Aïdi.

     

    S.A

     

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