Un non-lieu a été prononcé aujourd’hui, jeudi 4 août 2016, à l’adresse des deux jeunes hommes arrêtés mardi pour avoir vandalisé la statue équestre de Bourguiba au centre ville de Tunis. Ce non-lieu est justifié par une erreur commise lors de la traduction devant le tribunal.
En effet, les deux jeunes hommes n’ont pas été déférés devant la justice pour avoir vandalisé un bien public mais pour avoir porté atteinte à la présidence de la République. Accusation qui ne peut être recevable que dans le cas où c’est le président lui-même qui porte plainte ou alors le chargé du contentieux de l\’Etat, ce qui n’était pas le cas dans cette affaire.
On rappellera que des agents au sein du ministère de l’Intérieur ont aperçu, le 2 août, le dénommé, Ghassen Bouâazi, activiste dans le milieu estudiantin, accompagné d’un autre jeune homme, en train de taguer le socle de la statue équestre du combattant suprême en inscrivant : « Ton fils chez toi …Ton gendre aussi », et ce en référence à la campagne menée contre Béji Caïd Essebsi et son fils Hafedh ainsi que sur les prétendus liens de parentés entre le président de la République et Youssef Chahed, nouveau chef du gouvernement.
M.G










