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Affaire de l’anesthésiant périmé : Le parquet ordonne l’ouverture d’une enquête pour homicide involontaire

Le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Sliti, a indiqué, dans un communiqué relayé par la TAP, mardi 9 août 2016, que le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête pour « homicide involontaire commis ou causé par maladresse, imprudence, négligence, inattention ou inobservation », conformément à l’article 217 du code pénal, dans l’affaire de l’anesthésiant périmé qui a causé la mort d’une patiente le 2 décembre 2014.

 

Il a ajouté que les résultats de l’enquête ont révélé que les causes de la mort de la patiente ne sont pas liées à une erreur humaine et que la composition d’un médicament qui lui avait été administré pourrait être à l’origine du décès. Sofiène Sliti a affirmé que les résultats de l’enquête ont également révélé que la commission d’achat des médicaments (CAM) a importé cet anesthésiant d’un laboratoire étranger pour le compte de la Pharmacie centrale. « Suite à une correspondance avec ce laboratoire, il s’est avéré que ce produit présentait une anomalie au niveau de sa composition. Le produit avait alors été retiré de tous les hôpitaux », a-t-il souligné.

 

Le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis a, par ailleurs, précisé que l’enquête se poursuit au sein de la sous-direction des affaires criminelles de la Garde nationale de Ben Arous, en vertu d’un mandat du juge d’instruction près du Tribunal de première instance de Tunis, qui est en charge du dossier.

 

Le ministre de la Santé, Said Aïdi, a déclaré ce matin que l’affaire de l’anesthésiant périmé a eu lieu bien avant l’avènement du gouvernement Essid, soulignant que ce produit a reçu une autorisation de mise sur le marché international depuis 2004. « Après ce décès, il a aussitôt été décidé d’interdire cet anesthésiant », a-t-il précisé sur Mosaïque Fm, ajoutant qu’un laboratoire canadien a émis, le jour du drame, une mise en garde contre l’utilisation de ce produit. « En février 2015, notre département a procédé au retrait de tous les lots de ce produits des établissements hospitaliers » a affirmé le ministre. Said Aïdi a, par ailleurs, indiqué que la justice n’est pas encore parvenue à fournir de preuves formelles d’un lien de causalité direct entre le produit en question et le décès de la patiente.

 

M.B.Z (avec TAP)

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