Le ministère des Finances a réagi, dans un communiqué daté de ce vendredi 12 août 2016, à la polémique qui a suivi la hausse du prix de l’alcool.
La hausse décidée par le ministère ne concerne que l’alcool éthylique, matière principale pour la production des boissons alcoolisées produites localement.
En outre, l’augmentation décidée n’impacte pas le prix des autres boissons alcoolisées : la bière, le vin ou les alcools importés.
Le ministère des Finances souligne que cette mesure est en adéquation avec la stratégie mise en place par le ministère, à travers la Loi de finances 2016, pour lutter contre la contrebande et la hausse des ventes des produits alcoolisés sur le marché parallèle. Il estime que cette mesure entre dans le cadre du suivi des répercussions applicatives de l’article 44 de la Loi de finances 2016.
En effet, le ministère a enregistré une baisse remarquable de la contrebande et la hausse des revenus des droits de consommation. En contrepartie, le ministère a constaté la hausse de consommation des alcools forts produits localement aux dépends de la bière et du vin : deux derniers secteurs qui emploient directement et indirectement des dizaines de milliers de Tunisiens, d’agriculteurs, d’industriels…
Enfin, le ministère des Finances précise que cette décision permet aux prix alcools forts produits localement d’être à moitié moins cher qu’avant les changements apportés par la Loi de finances 2016, ce qui leur permet de rester compétitifs face aux alcools importés.
I.N










