L’ancien porte-parole du mouvement terroriste Ansar Chariâa, Seïfeddine Erraïes, a été informé ce mardi 16 août 2016 par la police d’une décision d’assignation à domicile à Kairouan, a déclaré son avocat Seïfeddine Makhlouf à Business News.
Seiffeddine Erraïes a contesté cette décision, qu’il juge arbitraire puisque non basée sur une décision de justice, affirmant qu’il se doit de se déplacer à son université à Raggada où il poursuit un master. Après réflexion, toujours d’après son avocat, la police l’a autorisé à se déplacer pour l’université, mais lui a interdit de quitter Kairouan.
Seïfeddine Makhlouf rappelle que son client a été mis en état d’arrestation provisoire à plusieurs reprises et pour plusieurs mois, mais qu’il s’en est toujours sorti avec des non-lieux puisqu’on n’a jamais réussi à prouver son implication dans un quelconque délit ou acte répréhensible par la loi. Le mouvement auquel il appartenait a été dissous, quand il a été déclaré terroriste, et n’a plus jamais eu d’activité connue.
L’avocat rappelle dans la foulée que son client a poursuivi ses études en prison et que malgré l’injustice qui le frappait, il a réussi à décrocher son diplôme et à occuper le premier rang. Il précise qu’il n’a jamais été dédommagé pour les multiples détentions provisoires, bien que la justice l’ait totalement blanchi.
Seifeddine Makhlouf a par ailleurs indiqué que Seifeddine Erraïes était souvent interpellé par la police, mais que ces convocations ont cessé depuis la mise en application de la nouvelle loi obligeant la police à faire assister les interpellés par leurs avocats avant tout interrogatoire.
« On a arrêté de le convoquer, mais voilà qu’on l’interdit de quitter la région maintenant. Le harcèlement continue et c’est cette injustice qui pousse les gens à se radicaliser ! », conclut l’avocat dans sa déclaration à Business News.
R.B.H.










