Le leader au sein du mouvement Ennahdha, Houcine Jaziri, était l’invité d’Amina Ben Doua dans Midi Show, ce mardi 30 août 2016, pour s’exprimer sur l’entrée en fonction du gouvernement de Youssef Chahed et sur les derniers propos tenus par Habib Essid à l’égard de Rached Ghannouchi.
A propos de l’entrée en fonction du gouvernement de Youssef Chahed, Houcine Jaziri, a déclaré : « Les membres de ce gouvernement doivent travailler ensemble et mettre la main dans la main, par ailleurs, les nominations de Zied Laâdhari, Samir Taïeb et Mohamed Trabelsi prouvent que la démocratie est en plein essor, ces hommes sont des hommes de compétences ». Il a ajouté : « Il faut faire la différence entre l’homme partisan au sein de son parti et l’homme en tant qu’homme d’Etat détenant le pouvoir ».
Sur les partis politiques, le leader d’Ennahdha a déclaré qu’il fallait qu’ils se montrent humbles : « Etre humble signifie être gentil, serviable et répondre au téléphone quand on vous appelle » ; faisant référence au show diffusé sur les mêmes ondes, Houcine Jaziri a déclaré que ses partis « doivent faire attention à leur frères »…(NDLR : Seyess Khouk).
Concernant la blague faite par Habib Essid à Rached Ghannouchi le 29 août dernier lors de la passation de pouvoir et durant laquelle il a déclaré : « Cette fois c’est une initiative [NDLR : initiative présidentielle de BCE à l’origine du changement de gouvernement], la prochaine fois ce sera une fatwa, sidi cheikh », Houcine Jaziri a commenté : « Rached Ghannouchi est un homme politique qui n’émet pas de fatwas, d’ailleurs avec Habib Essid il n’a fait que des choses bien ».
Sur le sourire affiché de Habib Essid, Houcine Jaziri a ajouté que l’allusion faite au leader d’Ennahdha était une plaisanterie précisant plus loin qu’il espérait (plutôt) que ce soit une plaisanterie. Face à l’insistance de la journaliste il a ajouté « Demandez plutôt à Habib Essid »
Enfin à propos du projet de loi de réconciliation économique, Houcine Jaziri a déclaré que ce projet entrait dans le cadre du processus de la justice transitionnelle sans pour autant signifier le retour sur le devant de la scène des figures de l’ancien régime.
K.H










