« Hammadi Jebali est une agence de renseignements à lui tout seul », c’est ainsi qu’a commenté l’homme de médias Elyes Gharbi, les attentats terroristes survenus tôt ce matin du mercredi 31 août 2016 à Kasserine. Un clin d’œil direct à l’ancien chef du gouvernement, ancien SG du parti islamiste Ennahdha, mais également ancien prisonnier condamné pour actes terroristes sous l’ancien régime et totalement blanchi au lendemain de la révolution.
Elyes Gharbi rebondit sur un communiqué de Hamadi Jebali daté du 27 août et publié au lendemain de l’annonce du nouveau gouvernement de Youssef Chahed. Dans ce communiqué, Hamadi Jebali critique sévèrement la composition dudit gouvernement et annonce que ce processus va engendrer davantage de désespoir ce qui ouvre la voie au chaos et la violence et l’augmentation des actes terroristes.
Deux jours plus tard c’est l’attentat de Sammema et, encore deux jours plus tard, c’est Kasserine qui connait l’horreur.
Rebondissant sur cette coïncidence, les réseaux sociaux se sont aussitôt emballés pour désigner Hamadi Jebali comme étant derrière ces actes terroristes ou pour rappeler son historique scabreux en la matière. Certains le voient comme étant celui qui a carrément donné le signal du coup d’envoi de ces actes terroristes.
Réagissant sur les colonnes d’Acharaa, Hamadi Jebali a trouvé ces accusations grotesques et a promis d’intenter des procès à tous ceux qui osent citer son nom en le mêlant à ces actes terroristes. Il accuse carrément un « gouverneur de Ben Ali » et une véritable machine médiatique d’être derrière cette campagne de dénigrement bien étudiée entrant dans le cadre d’un plan pour faire passer tout un agenda.
R.B.H.











