Le leader du Front populaire, Hamma Hammami est intervenu sur les ondes de la Radio Nationale, ce vendredi 2 septembre 2016, pour décrire ce qu’il a vu à l’hôpital régional de Kasserine, hier, suite à sa visite des lieux.
Il a déclaré : « Les journalistes ont été mis à la porte de l’hôpital de Kasserine car ils ont dévoilé des vérités gênantes pour la municipalité de la ville, nous sommes encore dans l’ère opportuniste de Zine El Abidine Ben Ali, lorsqu’on ne nettoyait les villes et qu’on ne les décorait qu’à l’arrivée des officiels ». Il a ajouté : « Les responsables municipaux, qui sont au nombre de 4 ou 5, ont envoyé un camion à Khemouda pour nettoyer le village lorsqu’ils ont su que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, venait. Quand le chef du gouvernement a changé d’avis, le camion est reparti sans même avoir nettoyé ! ».
Insistant sur les méthodes de travail des agents municipaux, le leader de gauche a déclaré que la municipalité ne faisait pas correctement son travail et que leur déontologie est plus que lacunaire. A ce propos, il a fermement dénoncé la mentalité d’opportunisme qui demeure encore aujourd’hui.
A propos de Khemouda, Hamma Hammami a indiqué : « Moi qui ai les cheveux blancs je suis rentré avec les cheveux noirs. A Khemouda, il y avait une épaisse fumée noire il faut se laver les mains 4 à 5 fois pour qu’elles soient propres. C’est une réalité. A Kasserine, les moustiques et les blattes circulent dans l’hôpital, au vu et au su de tous, il n’y a même pas de ventilateur dans l’hôpital pour les brûlés de Khemouda».Sur la défaillance des équipements dans l’hôpital, il a mentionné que le scanner ne marchait pas tout le temps, qu’il n’y a pas d’IRM, ni matelas, ni salle d’urgence équipée de lits suffisants (5 en tout), ajoutant : « J’ai vu tout ça de mes yeux !».
A propos des médicaments, Hamma Hammami a déclaré que l’hôpital n’était pas doté de pharmacie interne et que pour s’en procurer les patients devaient envoyer leurs proches à la pharmacie de la ville.
K.H










