Le chef du bloc parlementaire d’Ennahdha, Noureddine Bhiri, s’est exprimé ce mardi 6 septembre 2016, sur Shems FM, à propos des récents évènements de Ben Guerdène.
Il a affirmé, à ce propos, que tout tunisien a le droit de protester pacifiquement et que ceux qui vandalisent en mettant le feu à des biens, qui s’attaquent aux forces de l’ordre, brûlent avant toute chose leurs propriétés et empêchent le travail de ceux qui assurent leur sécurité.
Noureddine Bhiri a estimé qu’il existe pour protester une ligne rouge à ne pas franchir afin, notamment, de ne pas créer des failles dans lesquelles le terrorisme pourrait facilement s’infiltrer.
Le dirigeant d’Ennahdha a, par ailleurs, appelé la création d’un secrétariat d’Etat pour les régions frontalières et à la mise en place des projets de développement, que les jeunes de la région ont raison d’exiger et attendent depuis déjà un bon moment.
Dans un autre contexte, Noureddine Bhiri, est revenu sur l’octroi de la retraite, par la Troika, à 17 ministres, dont 10 d’Ennahdha. Il a affirmé que ceci est une mesure administrative anodine qui existe depuis l’indépendance et qu’il est tout à fait normal d’accorder la retraite à un fonctionnaire de l’Etat.
Il a souligné que la Troika a accordé la retraite même à des ministres de l’ancien régime contre lesquels se sont révoltés les Tunisiens, ajoutant que ce sont des mesures administratives normales et tout à fait légales, même concernant des ministres qui n’ont occupé leur poste que trois mois.
« J’ai pitié pour certains, à l’instar de Mongi Marzouk, qui étaient payés en milliers d’euros et de dollars à l’étranger et qui sont revenus pour servir leur pays avec un salaire nettement inférieur » a déclaré M. Bhiri.
M.B.Z










