La fameuse interview de l’ancien président, Moncef Marzouki a été diffusée ce soir du vendredi 16 septembre 2016, sur la chaîne Attessia, au cours de laquelle il est revenu sur le paysage politique et économique actuel.
L’ancien président a affirmé que la politique actuelle ne répond pas aux aspirations du peuple tunisien, et que les partis au pouvoir n’ont pas tenu leurs promesses électorales, « Ils nous ont dit qu’ils ont des compétences capables de diriger quatre pays. Il s’avère qu’ils n’ont même pas les compétences pour diriger quatre délégations ! » lance-t-il sur un ton ironique.
Revenant sur l’initiative du gouvernement d’union nationale, il a indiqué que ce gouvernement n’a aucun rapport avec l’union nationale, dans la mesure où son parti n’a pas été convié aux concertations malgré son poids électoral, « à la présidentielle, j’ai récolté, 1,4 million voix. Depuis, cette base s’est élargie. Qui représente alors cette masse au sein du gouvernement ? De quelle union nationale parle-t-on dans ce cas ?»
Concernant la situation économique, M. Marzouki a estimé que la situation est catastrophique, « j’ai préféré me tenir à l’écart pendant un an et laisser le gouvernement agir. Mais là, la situation est devenu grave », assure-t-il. Et d’ajouter que le changement du gouvernement ne fera qu’empirer les choses. « Il faut des solutions radicales et non une politique d’austérité. Il faut arrêter l’hémorragie de la corruption, revoir le système de fiscalité… ».
D’autre part, il revenu sur la période où il était président, affirmant qu’il n’a jamais fait de populisme « j’ai ouvert la porte du palais de Carthage au peuple parce que je me considère comme l’un des leurs. J’ai même reçu Béji Caïd Essebsi qui était chef de l’opposition. Je n’avais pas de respect pour sa personne, mais je respectais sa fonction». Et d’ajouter que c’est lui qui a réformé l’armée tunisienne qui était vidée par Ben Ali.
S.H










