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Abdessattar Ben Moussa : Le congrès de la LTDH n’est pas le lieu des règlements de compte

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    Abdessattar Ben Moussa, président sortant de la ligue tunisienne des droits de l’Homme(LTDH) était l’invité de la matinale de Wassim Ben Larbi ce lundi 3 octobre 2016 pour revenir sur la tenue du 7ème congrès de la LTDH qui a eu lieu le 30 septembre dernier et pour faire le bilan de l’octroi du Prix Nobel de la Paix attribué au quartet du dialogue national Tunisien.

     

    A propos de l’élection du nouveau comité directeur, hier dimanche 2 octobre 2016 tard dans la nuit, M. Ben Moussa a déclaré « Le nouveau comité directeur a été élu démocratiquement, il y a désormais 9 femmes sur 25 et nous espérons que pour les prochaines élections il y en aura 15. Je salue ce vote qui s’est déroulé dans de bonnes conditions. C’est du bon travail ».

     

    L’ancien président a ajouté que 222 congressistes étaient présents, qu’un nouveau règlement intérieur a été adopté et qu’un rapport financier avec audit a été élaboré.

    Sur les polémiques relatives aux invitations pour la tenue de ce congrès, M. Ben Moussa a déclaré que « il ne s’agit quand même pas de mandater un huissier lors de l’envoi des invitations. Nous avons envoyé des invitations à tout le monde ». Concernant Mohamed Fadhel Mahfoudh, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, M. Ben Moussa a indiqué que certaines personnes étaient contre sa présence au congrès. Il a ajouté que les 3 présidences et autres présidents d’organisations nationales et étrangères ont été conviés. L’ancien président de la République Moncef Marzouki aussi.

     

    Sur la présence d’Ali Laârayedh et de Mehdi Jomâa, M. Ben Moussa a déclaré que ce congrès ne doit pas être l’occasion de « régler ses comptes ». A propos de l’absence de Mohamed Charfi et de Mounir Charfi, M. Ben Moussa a précisé que « Ces 2 personnes sont mes amis, lors de mon allocution au congrès je n’ai nommé personne à part le fondateur de la LTDH feu Hassib Ben Ammar ».

     

    Le président sortant a également fait un état des lieux des libertés en Tunisie, à ce propos il a indiqué : « La transition démocratique tunisienne doit être à la fois économique et sociale. Je suis contre les peines de prisons infligées aux journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. Aujourd’hui, il existe des lois anticonstitutionnelles au sein même de notre législation et c’est aux députés de l’ARP de les amender voir de les abroger. Je suis d’ailleurs pour la mise en place d’un tribunal constitutionnel en Tunisie qui aurait pour vocation d’étudier ses questions ».A propos de la récurrence des bavures policières et revenant sur le décès d’un citoyen au Kram, l’ancien président a déclaré : «  Je suis pour la mise en place d’un observatoire des libertés dans toutes les municipalités de la Tunisie. Cet observatoire aura pour vocation de protéger les libertés dans toutes les villes ».

     

    Sur le bilan à retenir de l’octroi du Prix Nobel de la paix au quartet du dialogue national en Tunisie, le président sortant a déclaré que  «  le Prix Nobel de la paix se trouve aujourd’hui au musée national du Bardo, je suggère que la date du 9 octobre, correspondant à l’octroi à l’attribution de ce prix,  devienne la journée de la célébration de la paix dans notre pays ». A propos des financements issus de ce prix, M.Ben Moussa a précisé que la LTDH a utilisé l’argent du Prix Nobel pour financer le congrès et ses préparatifs. Le gouvernement tunisien a pour sa part octroyé 25.000 dinars pour la tenue de ce congrès. L’achat du siège de la ligue étant la meilleure acquisition de la ligue, selon M. Ben Moussa.

     

    Le président sortant s’est également exprimé sur la rumeur faisant état de la main mise d’un parti sur la LTDH, il a indiqué qu’un tel parti faisait fausse route et qu’en tant que ligue, la LTDH n’a pas de mouvance politique.

     

    Enfin, le président sortant a indiqué que les droits de l’Homme en Tunisie ne se résumaient pas à la liberté d’expression mais qu’il fallait également veiller au respect des droits culturels et environnementaux des Tunisiens.

     

    K.H

     

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