Le directeur de l\’ONAS, Habib Omrane, était l\’invité de Boubaker Ben Akecha sur Mosaïque Fm ce mardi 4 octobre 2016, pour révéler que l’évacuation des eaux de pluie en Tunisie ne relève de la responsabilité d’aucune institution et pour établir le lien entre cette vacance de responsabilité et les dernières inondations qu’a vécu le pays.
Habib Omrane a tout d’abord expliqué la différenciation qui doit résider entre, d’un côté le réseau des eaux usées et de l’autre, les eaux de pluie. A propos des eaux usées, le directeur a indiqué que leur gestion relevait de l’ONAS, pour les eaux de pluie il a déclaré « Aujourd’hui personne ne s’occupe de l’évacuation des eaux de pluie. Les canalisations qui déversent ces eaux ont été construites sous le protectorat français en Tunisie et ces canalisations sont désormais archaïques ».
A la question du journaliste « Les municipalités ne pourraient-elles pas gérer ces eaux « ? Le directeur a répondu : « Les municipalités transportent aujourd’hui 80% des ordures ménagères, en d’autres termes sur 10 tonnes d’ordures les agents municipaux ne peuvent en transporter que 8, les 2 autres tonnes restent sur place et ainsi de suite les lendemains et surlendemains… Ils ne peuvent donc pas, en plus, gérer les eaux de pluie ».
A propos de la responsabilité de l’Etat dans la gestion de ces eaux, Habib Omrane a indiqué « L’Etat ne s’intéresse à ces questions qu’en cas de catastrophe, il arrive même que l’armée intervienne comme ce fût le cas pour les dernières inondations. Quand il y a des morts alors le problème devient national ».
Abordant les solutions possibles, le directeur a avancé la somme de 800 millions de dinars pour résoudre cette problématique. Il a également mentionné la nécessité d’élargir les canaux d’évacuation de ces eaux de pluie et l’urgence de charger une institution pour la gestion de ces eaux.
Habib Omrane a conclu son passage radio en indiquant qu’une décision politique doit voir le jour et qu’un changement des mentalités des tunisiens dans le sens d’une prise de conscience doit émerger.
K.H










