La Haica a vivement réagi, hier, lundi 19 décembre 2016, à travers un communiqué, à l’assassinat de l’ingénieur tunisien Mohamed Zouari, tué par balles devant son domicile dans la ville de Sfax, il y a cinq jours.
La haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle demande, en effet, l’ouverture d’une enquête concernant la couverture médiatique d’une chaîne de télévision israélienne de cet évènement à partir de Tunis.
Dans ce communiqué, la HAICA appelle au développement du centre de recherches des télécommunications, géré par le ministère des TIC et à la révision des procédures qui permettent aux médias étrangers de passer les points de contrôle douaniers à travers le pays. Elle rappelle, dans ce sens, qu’à maintes reprises, il a été demandé d’encadrer ces entités étrangères actives en Tunisie et qui jusqu’à aujourd’hui exercent sans aucun contrôle ni autorisation.
Une requête restée sans réponse, signale la HAICA et ce, « malgré les preuves présentées et qui font état de rapports douteux et d’ingérences dans la vie politique tunisienne ».
« La haute autorité demande aujourd’hui l’ouverture d’une enquête concernant la complicité et la facilitation de cette entité médiatique dans ce crime » et rappelle au passage que « ce n’est pas la première fois que du matériel audio-visuel est introduit sur le territoire tunisien sans autorisation. Le gouvernement précédent en a été informé mais il n’y avait jamais eu de réaction de sa part ». La Haica demande, en outre, l’arrêt immédiat de l’activité des médias étrangers ne détenant pas d’autorisation sur le territoire national et relève la dangerosité de cette situation pour le citoyen et pour le pays. En conclusion, il a été demandé à la Fédération international des journalistes (FIJ) de réagir clairement face à « l’usurpation d’identité avérée » et à « la participation à un travail de renseignement ce qui en soit est une atteinte à la déontologie de la profession ».










