Dans la soirée du mercredi 21 décembre 2016, le journaliste Lotfi Laâmari, a formulé dans l’émission Klem Ennes de graves accusations concernant le système pénitentiaire tunisien.
S’appuyant sur un rapport présenté par le syndicat des prisons à l’intention du ministre de la Justice, le journaliste a exposé les faits qui ont fait des prisons tunisiennes de vraies usines de production de terroristes. Selon les données du rapport, un plan élaboré de l’intérieur d’une prison aurait été mis en place pour l’assassinat d’un juge d’instruction, pour l’infiltration des gardiens de prisons de la part d’Ansar Chariâa ainsi que bien d’autres actes dangereux.
« Un émirat a été formé dans une cellule de la prison. Cette entité aurait recruté des prisonniers de droit commun qui auraient par la suite prêté allégeance à un émir ! Une cérémonie enregistrée par des caméras vidéo » a déclaré Lotfi Laâmari en lisant le rapport.
Il a également révélé : « Le directeur général de la prison en question est impliqué dans le recrutement de personnes louches parmi le personnel de la structure pénitentiaire. Présumés appartenir à l’organisation terroriste Ansar Chariâa, nombre d’entre eux seraient d’anciens détenus ».
L’affaire de la terroriste Fatma Zouaghi détenue dans une structure réservée aux femmes, a aussi été évoquée dans le rapport. En résumant : « Un gardien de prison qui aurait tenté de rejoindre la Syrie aurait été refoulé en Turquie. Revenu en Tunisie cette personne aurait repris du service dans la prison où il travaillait. Il serait aujourd’hui, derrière le plan de faire évader Fatma Zouaghi ».
Le journaliste, rapport à la main, pointe ensuite du doigt le directeur général des prisons qui aurait selon le rapport, fait bénéficier des prisonniers libyens d’une amnistie qu’il a lui-même décrété, évoquant le nom d’un citoyen libyen originaire de Tripoli.
Le rapport produit par Olfa Ayari, présente sur le plateau, et qui retrace des évènements survenus pendant les années allant de 2013 à 2015, fait en conclusion état de visites nocturnes à certains détenus, effectuées par l’ambassadeur tunisien en Libye lui-même.
S.A










