La députée et militante des droits de l’Homme, Bochra Belhaj Hmida, était l’invitée de la matinale sur la Radio nationale ce lundi 2 janvier 2017 pour s’exprimer sur le retour des terroristes en Tunisie et sur l’existence d’une « mafia religieuse » qui aurait facilité leur libre circulation dans les foyers de tension.
Sur le sujet polémique du retour des terroristes en Tunisie, la députée a insisté sur le fait que ces personnes sont tunisiennes. Elle a indiqué : « On ne peut pas forcer les Etats à les garder chez eux. Il faut arrêter le déni, ces personnes sont en train de revenir et nous appliqueront les lois en vigueur, c’est-à-dire la loi de lutte contre le terrorisme. Il existe d’ailleurs beaucoup de populisme et d’opportunisme électif autour de ce sujet !». Elle a également ajouté qu’il faut prendre des mesures vis-à-vis du gouvernement turc et de ses relations avec la Syrie déclarant que « ces pays ont facilité la libre circulation des terroristes et ils doivent prendre leurs responsabilités ».
A propos des solutions, la militante a annoncé : « Il faut arrêter de mettre n’importe qui en prison pour des infractions comme la consommation de cannabis, l’alcool, des disputes sur la voie publique ou des problèmes de voisinage et créer une nouvelle prison pour les terroristes de retour en Tunisie. Ce n’est pas une idée saugrenue !».
La députée a insisté sur le fait qu’il existait en Tunisie « une mafia religieuse » dont le rôle a consisté à financer le terrorisme. Elle a précisé à ce sujet : « Je suis sûre que l’État tunisien sait qui est cette mafia qui a facilité le départ des terroristes et qui œuvrait déjà du temps de la Troïka. Des manifestations et des sit-in doivent avoir lieu pour dénoncer tous ceux qui ont instrumentalisé notre jeunesse ».
Concernant feu Mohamed Zouari, la députée s’est exprimée en indiquant que pour le moment elle n’avait pas assez d’éléments lui permettant de le qualifier de martyr et qu’elle ne croyait pas non plus à la théorie selon laquelle le Mossad est le commanditairede cet assassinat ajoutant qu’ « il y a des ministres à changer et si le chef du gouvernement le décide c’est son plein droit ».
K.H










