Le député de Sidi Bouzid et ancien ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi dans le gouvernement de Ali Laârayedh, Naoufel Jammali, était l’invité à La Matinale de Wassim Ben Larbi sur Express FM ce jeudi 12 janvier 2017 pour revenir sur les protestations sociales qui ont eu lieu hier dans la région de Meknassi, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid où une grève générale a été décrétée ce matin.
Naoufel Jammali a indiqué qu’il était du devoir du gouvernement d’anticiper les mouvements sociaux et que la diabolisation des protestations sociales est contreproductif. Il a aussi déclaré : « il y a de vrais dossiers prioritaires à gérer, le gouvernement doit désormais anticiper les protestations relatives à l’emploi dans cette région. Les personnes qui protestent ne demandent pas l’impossible, mais juste un emploi ».
Revenant sur les déclarations du président de la section régionale de Sidi Bouzid, Bouderbala Nsiri, hier sur les mêmes ondes et dans lesquelles il avait déclaré « Il faut ouvrir le dialogue, écouter la jeunesse et arrêter de faire des promesses non tenues », le député de Sidi Bouzid a ajouté : « Il faut éviter d’en arriver aux protestations nocturnes comme à Kasserine. L’Etat se doit de tenir ses promesses s’il tient à son prestige ».
A la question de Wassim Ben Larbi de savoir « pourquoi cette récurrence de problèmes d’emploi dans cette région ? Qu’est ce qui se passe au niveau du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle ? », Naoufel Jammali a répondu : « le ministère n’est pas le seul responsable de la situation. Il y a une réelle stagnation de l’emploi en Tunisie à laquelle s’ajoute un système éducatif en faillite et des outils d’employabilité inefficaces. Même la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a » !
A propos du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, l’ex ministre a expliqué : « ce ministère se doit d’être transversal et ne pas travailler seul comme s’il était sur une île ».










