Une conférence de presse a été organisée aujourd’hui vendredi 13 janvier 2017 par le mouvement Al Irada pour revenir sur les « 6 ans de la révolution de 2011 ». Lors de cette conférence, , Adnène Mansar, secrétaire général du parti, s\’est exprimé sur la question des protestations qui ont récemment secoué la ville de Sidi Bouzid. A ce sujet, il a déclaré que le gouverneur de la ville a dépêché « ses milices » pour qu’ils sèment le chaos et violentent des citoyens qui n’ont fait le déplacement depuis la région de Meknassi que pour faire part au gouverneur de leurs « demandes légitimes ».
« Le gouverneur de Sidi Bouzid, qui est un membre du parti au pouvoir et qui a des antécédents dans ce genre de pratiques, a fait appel aux milices qu’il connait pour qu’ils agressent les citoyens. Il y a donc eu de nombreuses arrestations et le chaos a régné dans la ville » a ajouté M. Mansar.
Ouvrant la conférence, Moncef Mazouki président du parti a indiqué, qu’il a « encore une fois », saisi la justice afin que soit déterré le dossier relatif aux violations commises lors des élections de 2014. Marzouki a affirmé que ces élections ont été biaisées par « l’argent sale, les médias corrompus et les financements étrangers » soulignant que sa détermination à faire la lumière sur ces écarts ne sert qu’une volonté de voir de tels agissements bannis et notamment pour les élections de 2019.
L’ancien président a aussi annoncé que son parti prendra part aux élections municipales ajoutant que la situation actuelle appelle à la présence sur la scène politique d’une « alternative » au pouvoir en place. « Nous ne lâcherons rien quant à l’indépendance nationale, l’ancien régime est sorti par la porte pour revenir par la fenêtre et le pays doit être remis sur les rails. Ces forces alternatives défendront les principes de cette révolution avortée et la révolution se poursuit ! Il n’y a qu’à regarder l’histoire de la révolution française par exemple, il s’en est fallu du temps avant qu’elle ne porte ses fruits » a-t-il affirmé, et d’ajouter que la Tunisie est « actuellement mendiant international », a les capacités de ne plus l’être « si elle arrête l’hémorragie de la corruption, des douanes notamment et l’évasion fiscale ».










