Un délai de 15 jours a été accordé au gouvernement pour trouver une solution radicale au blocage du passage frontalier de Ras Jedir. C’est ce qui a été décidé, ce vendredi 13 janvier 2017 au siège de la Délégation de Ben Guerdène, lors d’une réunion qui s’est tenue en présence du ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, et le ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l\’Homme, Mehdi Ben Gharbia.
Ainsi, et selon une dépêche de la TAP, la délégation ministérielle s’est engagée à prendre les mesures adéquates pour rendre justice aux habitants de la région ainsi que leur dignité si la problématique du passage frontalier n’est pas résolue. Elle a profité de l’occasion pour appeler les habitants au calme et au maintien de la stabilité de la région, en suspendant les manifestations, ce qui a été rejeté par les représentants des protestataires estimant que l’arrêt de leur mouvement dépend du sérieux des décisions et de la réouverture du passage de Ras Jedir.
D’autres décisions ont découlée de cette rencontre, notamment le démarrage des travaux de la zone industrielle à la fin du mois courant, l’aménagement d’un marché maghrébin et donner accès aux familles des victimes de l’opération terroriste de Ben Guerdène de mars 2016 à des cartes de transport et des cartes de soin gratuites, et ceci dans un délai ne dépassant pas les 10 jours susmentionnés.
M. Ben Gharbia a spécifié qu’une réunion bilatérale tuniso-libyenne se tiendra, ce vendredi à Tunisie, entre le ministre du Commerce et son homologue libyen, pour étudier des solutions pour résoudre le problème du passage frontalier. Il a également indiqué qu’une réunion s’est tenue la veille à Tunis au ministère des Affaires étrangères et qui a mené à la mise en place d’une commission mixte de coopération pour solutionner les problèmes de ressemblance de noms que la partie libyenne a soumis. D’autre part, le gouvernement tunisien attend, depuis 3 mois, le feu vert des autorités libyennes pour l’ouverture d’un consulat à Zouara.
On notera que la réunion a été marquée par des tensions dans la salle et dans la ville, des manifestants ayant jeté des pierres vers la délégation en leur réclamant de partir ! Concernant la réaction des habitants suite à cette visite, le correspondant de la TAP a estimé qu’ils étaient partagés entre ceux qui trouvaient cela positif et dénotant un intérêt pour trouver des solutions sérieuses et ceux qui jugeaient cela mensonger et inefficace face à la colère de la région.
On relèvera aussi que cette réunion a coïncidé avec une autre rencontre tuniso-libyenne sur le passage frontalier, ayant réunie le gouverneur de Médenine, un représentant du ministère des Affaires étrangères, des représentants de l’ARP avec une délégation libyenne.
I.N










