Le conseiller économique auprès du chef du gouvernement, Faycel Derbel, a assuré lors d’un forum tenu, hier, samedi 14 janvier 2017, qu’il est impossible de réaliser le modèle de développement mis en place par l’ancien gouvernement tenant compte de plusieurs facteurs dont, notamment, l’absence de cadre économique et le fait qu’il soit basé sur des hypothèses dépassées par les événements.
M. Derbel a indiqué que la Tunisie souffre d’un déficit de la balance commerciale avoisinant les 12,6 milliards de dinars, notamment, avec la Chine et la Turquie, ainsi que d’une augmentation de la dette extérieure qui atteint les 55 milliards de dinars, outre la déficience de productivité et l’incapacité de concurrencer les marchés extérieurs. Il fait remarquer que si l’on appliquait les normes de Bâle II et III et les IFRS, on constaterait un déficit dans le capital des banques tunisiennes d’une valeur de 2 milliards de dinars, ce qui rendrait irréalisable le modèle de développement proposé.
Par ailleurs, il a précisé que le modèle de développement requiert un taux de croissance atteignant les 7% durant les trois prochaines années afin d’atteindre le taux prévu de 5%, notant que les indices économiques indiquent l’impossibilité de créer les 58 mille postes d’emplois envisagés dans le modèle de développement.
Il a considéré que parmi les solutions proposées, la concentration des efforts sur l’emploi, la réforme du système fiscal, la réforme du système financier, ainsi que le contrôle des équilibres financiers à travers la remise du déficit budgétaire à un niveau raisonnable. D’autre part, il a assuré que le défi économique reste de loin, plus difficile à relever, que celui politique, soulignant que la transition économique est encore fragile, vu que l’économie ne supporte pas de concessions comme la politique et nécessite plutôt des réformes douloureuses.
S.H










