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Wided Bouchamaoui : Nous sommes les premiers à avoir demandé une loi d’urgence économique

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    L’UTICA fête ses 70 ans. A cette occasion, la présidente de la centrale patronale est intervenue ce lundi 16 janvier 2017, sur Mosaïque FM, où elle a longuement insisté sur l’histoire patriotique de l’organisation.

     

    Mme Bouchamaoui a commencé son discours exprimant sa fierté d’« être la seule femme arabe représentant le patronat ». Elle a aussi expliqué : 

    « Nous sommes aujourd’hui conscients que la situation est difficile et nous sommes mobilisés pour l’affronter. Nous sommes aussi conscients que les jeunes ne peuvent plus attendre. Le point positif de ces six dernières années a été l’avancée politique ».

     

    Wided Bouchamaoui a également brièvement rappelée l’histoire de l’organisation : «  Quand l’UTICA a commencé, elle englobait les petits artisans et commerçants. Ces gens-là sont la preuve que les Tunisiens ont les moyens de créer et de réussir. Il a fallu aussi beaucoup travailler et prendre des risques. Maintenant, envers la Tunisie, nous avons une responsabilité commune avec l’Etat qui doit fournir l’infrastructure et le cadre juridique adéquat pour l’investisseur ».  

     

    Elle a aussi tenu à rappeler que, « durant la conférence pour l’investissement (Tunisia 2020), nous avons présenté 14 grands projets qui seront mis en place dans les régions. Donc nous faisons aussi notre part. Tout le monde doit être mobilisé pour aider à faire avancer les choses ! ».

     

    La présidente de l’organisation patronale a aussi parlé de la culture de la libre entreprise, soulignant, le fait que « les jeunes doivent penser à la libre entreprise, malheureusement ce n’est pas tout le monde qui a cette mentalité, il y a même ceux qui accusent les chefs d’entreprises de ne pas payer leurs impôts. On ne peut pas accuser les gens à tort, il y a des lois dans ce pays, il y a une justice ! Je rappelle au passage que plus de 50% de l’activité économique dans le pays est informelle ».

     

    Parlant du 1,5 milliard de dinars que l’UTICA investira dans l’économie tunisienne sur les cinq prochaines années, Mme Bouchamaoui a expliqué que ce chiffre n’est pas si mauvais considérant que « la Tunisie est faite de petites entreprises ». Elle a aussi souligné que la relance de l’investissement passe impérativement par « un cadre légal adéquat ! Car sans lois qui facilitent l’investissement, il n’y a pas de relance ! ».

    « Nous sommes les premiers à avoir demandé une loi d’urgence économique » a-t-elle rappelée en conclusion.

     

    S.A


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