L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré 111 cas de traite des êtres humains en Tunisie depuis 2012. C’est ce qu’a indiqué le membre de l’organisation, Imen Naïja, ce mardi 17 janvier 2017 dans une déclaration à Jawhara Fm, en marge d’une conférence sur la loi du 3 août 2016 portant sur l’interdiction de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène.
En effet, selon Mme Naïja, l’organisation a identifié et aidé 111 victimes en Tunisie. La majorité, d’entre elles, sont originaires d’Afrique subsaharienne : 94 venant de la Côte d’Ivoire.
Ces personnes ont été utilisées comme des domestiques, avec des contrats de travail factices. Dès qu’elles arrivent en Tunisie, leurs passeports ont été confisqués et elles s’aperçoivent qu’elles ont des dettes à payer.
Ce sont des réseaux de crimes organisées qui attirent ces victimes en Tunisie en leur faisant miroiter des conditions de travail exceptionnelles et elles ne s’aperçoivent de l’arnaque que trop tard, explique Imen Naïja.
En outre, elle a précisé que deux victimes tunisiennes ont été identifiées: elles ont été utilisées dans des réseaux de prostitution à l’internationale.
Pour sa part, le ministre de la Justice, Ghazi Jeribi, a souligné l’importance de cette loi qui concrétise certains principes énoncés dans la Constitution tunisienne de 2014, notamment la préservation de la dignité humaine et de l’intégrité physique des personnes. Ainsi, la promulgation de cette loi entre dans le cadre de la défense de ces principes, note-t-il, expliquant que cette loi permet de protéger certaines catégories démunies (enfants, femmes ou migrants) qui sont exploitées.
I.N










