La sortie antisémite de la députée de Nidaa, Asma Abou El Hana continue à faire couler de l’encre. Plusieurs de ses collègues sont sortis pour relativiser ses propos et rappeler qu’elle s’est excusée de suite.
Sahbi Ben Fredj, député du bloc Al Horra, a rappelé pour sa part, dans un post Facebook, que la Constitution tunisienne, qui fêtera ce vendredi sa troisième année, est elle-même raciste.
Évoquant l’article 74 de la Constitution, il a souligné que celle-ci interdit à nos concitoyens de confession juive de briguer la présidence de la République, juste parce qu’ils sont juifs. « La constitution tunisienne considère que le juif tunisien est un citoyen de second ordre (…) La députée s’est trompée et a eu suffisamment de courage pour s’excuser. Est-ce qu’on aura suffisamment de courage pour avouer que notre constitution est raciste », s’est interrogé M. Ben Fredj.
On précise que la Constitution tunisienne n’interdit pas explicitement aux juifs de se présenter, mais exige que le candidat à la présidentielle soit de confession musulmane. Elle interdit donc le poste à toute personne qu’elle soit athée ou de confession autre que musulmane.
La même constitution, dans son article 6, garantit pourtant la liberté de foi à ses citoyens. Ce n’est là qu’une des multiples contradictions et aberrations de la constitution de la troïka promulguée à l’époque, avec une écrasante majorité, dans une atmosphère politique des plus tendues.
R.B.H.











