Face à l’annonce du Mouvement pour la Tunisie de passer à l’opposition, le député du bloc Al Horra au sein de l’ARP, Mohamed Troudi, est intervenu sur Shems FM ce jeudi 2 février 2017, pour expliquer ce revirement.
A la question de Hamza Belloumi : « Ne pensez-vous pas que votre réaction est disproportionnée ? » Mohamed Troudi a répondu : « Notre réaction s’inscrit dans la continuité des évènements de ces derniers mois. Je pense à la Loi de finances 2017 et à la loi électorale d’hier, encadrant les municipales. Nous sommes en train de tourner les Tunisiens en dérision, car sur la loi électorale les deux partis au pouvoir étaient d’accord depuis des mois ! ».
Le député Troudi ajoute : « Nous avons avec ces partis un contrat qui est l’Accord de Carthage. Dans ce texte il y a les mots consensus et participatif, aujourd’hui ces principes ne sont pas respectés ».
Il a ensuite rappelé que « quand Ben Ali était au pouvoir, il y avait autour de lui des personnes qui vivaient des crises qui secouait les Tunisiens. Aujourd’hui, Youssef Chahed est entouré de gens de la sorte, qui vivent des crises, car c’est la notion d’union nationale qui a fait qu’ils existent. Ils existent parce qu’il y avait une crise au sein du pouvoir ». Il a également déclaré : « Je parle de gens dont la position est contraire à la participation de tous, dans la prise de décision. Et si dialogue sérieux, il y a, ils n’auraient plus lieu d’être ».
Argumentant sur ce point, Mohamed Troudi a rappelé la différence abyssale qui existe entre le texte original et celui adopté pour la Loi de finances 2017.
« Au départ, nous avions un lion qui est devenu souris. Donc pour nous, il n’y a pas de vraie volonté d’imposer des réformes. Et s’il n’y a pas de réforme, on fait quoi ? On gère les affaires courantes ! ».
S.A










