Vingt-cinq journalistes du quotidien public francophone La Presse ont adressé une lettre à leur nouveau PDG dans laquelle ils demandent de fixer une date pour l’élection d’un nouveau rédacteur en chef et d’un conseil de la rédaction.
Les signataires rappellent que l’actuel rédacteur en chef est nommé par l’ancien PDG, tout comme les membres du conseil, ce qui leur ôte toute légitimité, selon eux. Ils considèrent que la rédaction, dans son état actuel est le fruit de nominations politiques et qu’elle pourrait être manipulée.
L’élection d’un rédacteur en chef au sein d’un journal est une habitude nouvelle entamée dans les deux quotidiens publics La Presse et Assahafa au lendemain de la révolution. Bien que contestée par un nombre de professionnels du secteur, la pratique a continué à Assahafa. L’ancien PDG de La Presse y a mis un terme, il y a quelques mois à la suite d’une crise au sein de la rédaction. Une crise qui perdure d’ailleurs. Les signataires de la lettre voient en cela un retour en arrière pour réinstaurer des pratiques antidémocratiques qui ne peuvent que nuire, selon eux, à la liberté de la presse.










