Slim Chiboub a appelé ce soir du mardi 9 mai 2017, à ce que la restriction de voyage qui pèse contre lui soit levée, afin qu’il puisse quitter la Tunisie et investir dans l\’un des pays du Golfe.
« Je ne peux plus investir en Tunisie, j’ai honte de m’adresser à l’administration tunisienne pour demander quoi que ce soit à cause de l’étiquette qu’on m’a collée. Je suis actuellement au chômage et je voudrais travailler dans l’un des pays du Golfe où j’ai mes tuyaux. Je pourrai, également, offrir plusieurs postes d’emploi pour des Tunisiens, comme je l’ai déjà fait auparavant », a-t-il indiqué lors de l’interview accordée à Al Wataniya Moubacher.
Et d’ajouter que tous ses biens étaient confisqués ainsi que ceux que de ses enfants. « Il n’y a aucune raison pour que les biens de mes enfants soient confisqués. Ce n’est pas légal mais je n’ai pas saisi la justice vu la lenteur et la complication des procédures ».
Par ailleurs, il a affirmé qu’il s’est peut-être trompé par le passé, mais qu’il n’a commis aucun crime, la preuve est qu’il n’a été inculpé dans aucune affaire. « Certes, j’ai eu beaucoup de facilité durant le régime de l’ancien président. Cependant, je n’ai jamais rien demandé à personne, les gens m’aidaient naturellement. Ils savaient qui j’étais ».
D’autre part, il s’est penché sur le projet de la réconciliation, affirmant que le processus de la justice transitionnelle est un passage obligatoire après toute chute de régime. Il a aussi souligné que le projet de la réconciliation peut avoir des actions considérables, notamment, dans le cas de certains membres de l’administration ayant exécuté les consignes, sans toucher le moindre sou, ainsi que le déblocage de la situation de certains hommes d’affaires.
Dans un autre contexte, M. Chiboub est revenu sur la violence dans les stades tunisiens, estimant que la situation actuelle rappelle les tensions vécues dans les stades juste avant la révolution. « Il faut finir avec cette violence et cette haine qu’on alimente entre les forces de l’ordre et le public sportif, c’est malsain. Surtout, lorsque ces tensions sont utilisées pour des fins politiques ».
S.H










