Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Y aura t-il un avant et un après 10-Mai?

Article réservé aux abonnés

    Depuis une semaine toute la Tunisie ne parlait que du discours à venir de Béji Caïd Essebsi chacun allant à ses suppositions. La démission de Chafik Sarsar la veille du discours est arrivée comme un séisme. D\’aucuns diront que cette démission est venue s\’opposer à un référendum qu\’aurait aimé faire le président sur la Loi de la réconciliation économique.

     

    Aujourd\’hui 11h tapante, l\’hymne national est entonné dans la salle des congrès. Tout le monde est accroché devant le téléviseur pour écouter ce discours tant attendu tellement le pays va mal, tellement l\’économie est chancelante, tellement les initiatives fusaient ici et là. D\’entrée, le président annonça la couleur. Le processus démocratique est en danger, le pays va mal, l\’état des finances n\’est pas au mieux, même si plus tard il annoncera quelques indicateurs qui ont viré au vert.

    Béji Caïd Essebsi annonce qu\’il ne revient pas sur l\’initiative d\’union nationale, appuyant ainsi un gouvernement fustigé depuis des semaines par le parti dont est issu le chef du gouvernement ainsi que bien d\’autres voix. Il insiste sur le fait qu\’il tient à l\’amnistie des fonctionnaires dans le cadre d\’une loi de réconciliation économique qu\’il refuse de retirer mais qu\’il dit ouverte aux propositions qui pourraient l\’enrichir.

     

    Et puis vint le moment clé! La production énergétique perd beaucoup de ce qu\’elle est en mesure de donner et ce, à cause des mouvements de protestation qui empêchent le gaz, le pétrole et le phosphate de sortir. Béji, prend son sifflet et dit qu\’il est temps d\’arrêter la récréation. Désormais, l\’armée sera appelée à empêcher les troubles autour des sites de production énergétique. Il insiste sur le fait que la démocratie a donné des résultats et qu\’il est de son rôle de protéger la démocratie. Les changements ne pourront se faire qu\’à travers les urnes dit-il.

    Béji ne se limite pas à cela. Il dit que le pays dispose d\’institutions et que ceux qui jouent au double jeu d\’appuyer les institutions et en même temps de soutenir les sit-in et autres manifestations? doivent savoir désormais sur quel pied danser.

    Il dit que les forces de l\’ordre ont du mal à combattre le terrorisme, gérer les bagarres dans les stades et en même temps assurer le bien-être des citoyens. Il annonce de ce fait une restructuration du ministère de l\’intérieur.

     

    Politiquement, Béji Caïd Essebsi a rempli sa mission. Dans les limites que lui octroient la Constitution. Constitution de laquelle il insiste se porter garant Tout en restant dans son rôle, dévolu par la Constitution, il a été un peu au-delà en asseyant une autorité morale dont le pays a besoin.

     

    Il n\’y a pas un avant et un après 10-Mai, comme l\’affirment certains conseillers du président, mais le discours est important même si les attentes sont bien plus grandes. Assez, beaucoup trop? L\’essentiel c\’est que ce qui a été annoncé soit mis en application.

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *