Le membre du bureau exécutif de l’UTICA, Naceur Dridi, a affirmé que 70% de l’or qui se vend sur le marché national est trafiqué. Ainsi, pour gagner plus, certains commerçants n’hésitent pas à falsifier les marquages, les titres et les poinçons, qui permettent de déterminer le nombre de carats.
Il a indiqué, dans ce cadre, que plus de 6,5 tonnes en provenance de Turquie sont entrées illicitement dans le pays, depuis la révolution. De l’or qui sert à financer le marché parallèle, la contrebande et même les armes, et ceci depuis le temps de Ben Ali.
Pour lui, la méthode de contrôle par le marquage est révolue. Il y a, actuellement, d’autres moyens plus évolués comme l’utilisation des scanners.
Il appelle les citoyens qui veulent acheter des bijoux en or, d’aller vérifier leur authenticité chez l’amine de la profession, chef de file des bijoutiers qui se trouve au souk.
Autre point, Naceur Dridi a indiqué que l’UTICA a remis au ministère des Finances un projet de loi pour la réforme du secteur et des lois le régissant dont l’objectif est de redynamiser le secteur et le remettre sur les bons rails. Pour lui, il est primordial que ce projet passe à l’ARP, car les lois actuelles sont devenues obsolètes et doivent être amendées.
I.N










