Si l’on en croit Safi Saïd, « l’oriental », Chafik Jarraya serait en fait un homme à plaindre. Il paraitrait que celui qui faisait la une des journaux et qui ressassait son parcours de self-made-man à l’envi, soit en fait criblé de dettes, atteignant 35 millions de dinars, que sa famille vit modestement et que son frère soit locataire. Encore faudrait-il croire Safi Saïd, partie la plus compliquée du processus. Un homme dont le fils se pavane en Ferrari à Paris est difficilement à plaindre.
De toutes manières, Chafik Jarraya est aujourd’hui en prison, donc inutile de tirer sur l’ambulance. Mais Chafik a des « amis » là dehors. Des gens prêts à mouiller la chemise, entre autres, pour se dépêtrer de tout éventuel lien avec celui qui leur a fourni appartements, maisons, voitures et argent de poche. Comme dit la célèbre réplique : « Avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis ! »
Rendez vous compte qu’il s’agit d’une inquiétude qui ne peut être apaisée, même pas avec un voyage en Chine. Si jamais Chafik Jarraya évoque leurs noms ils se retrouveraient à nu devant l’opinion publique dans un premier temps, et éventuellement virés de la députation et même emprisonnés ! Comment ne pas être inquiet quand on voit s’approcher une telle perspective et surtout, qu’on n’est rien sans ce siège au Bardo ?
Donc, il faut préparer la défense. Ils commencent d’abord par devenir les victimes en disant que « certaines parties » profitent de cette campagne d’arrestations pour salir l’image du bloc parlementaire de Nidaa Tounes et pour porter atteinte à son union. On en poufferait de rire si ce n’était le tragique de la situation. Mais on rigole pour de vrai quand une délégation de ce parti est conviée à Carthage pour échanger avec le président de la République concernant l’initiative du chef du gouvernement et la lutte contre la corruption. Y a-t-il seulement une limite au ridicule ?
On pourrait tout reprocher à Chafik Jarraya, il est loin d’être un enfant de chœur. Mais son affaire aura servi de « révélateur » entre ceux qui ont tout de suite soutenu l’effort du chef du gouvernement, ceux qui attendent de voir où le vent va tourner pour s’adapter et ceux qui sont immédiatement montés au créneau pour nous expliquer que les autres c’est des dégueulasses, mais que eux ils sont blancs comme neige.
Il serait impensable de finir cette chronique sans la star du ramadan chaque année, la coqueluche des islamiteux, l’égérie des mosquées, le prince des fruits et des légumes, mesdames et messieurs, le seul et unique, Adel Almi. En l’absence d’un Etat qui le mettrait hors d’état de nuire, ce sombre imbécile traque les non-jeûneurs dans les cafés et restaurants accompagné d’un huissier. Il ne craint pas de se faire défoncer puisqu’il a dit que les agressions des « athées » ne l’empêcheraient pas de poursuivre sa « mission ». Il se croit donc investi de la mission suprême de défendre le ramadan et ses valeurs. Ce petit valet démontre, si besoin était, l’étendue de son ignorance de l’Histoire et de la civilisation du pays. Merci pour vos efforts M. Almi mais nous ne sommes pas intéressés, à quoi bon être dans un paradis dans lequel vous serez également ?










