Invité de Sofiene Ben Farhat sur Radio Med, le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale et ministre des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi a évoqué l’affaire de la STAR qui crée actuellement une « mini » polémique, alimentée entre autres par l’ancien conseiller de Moncef Marzouki, Imed Daïmi qui accuse le gouvernement de vouloir vendre cette société nationale.
M. Abdelkefi a commencé par rappeler qu’en 2008, 35% du capital de la STAR, qui faisait face à des difficultés, a été cédé au groupe français Groupama, pour une valeur de 131 MD. Une cession accompagnée d’un pacte d’actionnaires qui incluait un apport technique, la mise en place d’un nouveau système d’information, l’intégration de nouveaux cadres étrangers, ainsi que de nouveaux produits. Ceci a fait qu’aujourd’hui, l’entreprise nationale affiche un bon état de santé avec des employés « relativement » bien payé.
« A l’époque, l’Etat avait émis un appel d’offres auquel 7 grandes entreprises ont répondu. Groupama a donné la meilleure offre ! » a assuré M. Abdelkefi, avant de relever qu’actuellement la STAR vaut près de 300 MD et que pour le groupe français l’affaire n’est pas forcément juteuse étant donné la baisse vertigineuse du dinar face à l’euro.
Le ministre des Finances par intérim, a aussi tenu à rappeler qu’en 2008, en plus de la cession de parts, l’Etat tunisien a signé une « option » pour vendre la majorité (51%) de la société au groupe français, chose qui, jusqu’à ce jour, n’est pas arrivée.
« Quand un élu de la République (NDLR : Imed Daïmi) déclare que : les Français sont rentrés dans le capital de la STAR a un prix dérisoire, ce qui est faux, j’estime qu’il induit l’opinion publique en erreur », a-t-il déploré, ajoutant que cette rumeur s’ajoute à celle qui dit que l’Etat a cédé, en catimini, la majorité de la STAR au groupe français.
« D’autres rumeurs disent qu’il y aura un conseil ministériel pour conclure la vente. Je vous informe que ce conseil ministériel restreint a déjà eu lieu sous la présidence du chef du gouvernement. On y a décidé de la division de la gouvernance. La présidence du conseil d’administration de la STAR reviendra à l’Etat tunisien et la direction générale au groupe français » a-t-il révélé.
Ferme, il explique également que si ces personnes croient qu’ils peuvent intimider le gouvernement avec des rumeurs et de la spéculation, « ils n’y arriveront pas ! ». « Je n’ai pas de problèmes avec ceux qui s’opposent à moi avec des idées, avec des chiffres, ceci dit les chiffres doivent êtres exacts » dit-il en référence aux intimidations de certaines autres parties syndicales.
Fadhel Abdelkefi fait remarquer en conclusion que : « Ces personnes ne sont pas des citoyens lambda, mais des responsables politiques qui sont suivis par l’opinion publique ». « Je leur conseille donc de bien étudier le dossier avant de formuler des avis, car il ne s’agit pas ici de philosophie mais d’éléments factuels » a-t-il souligné.
S.A











