Dans un post publié sur sa page Facebook ce jeudi 10 août 2017, le député d’Al Horra, Sahbi Ben Fredj dénoncé le laxisme de la ministre de la Santé, Samira Meraï.
Dans sa publication M. Ben Fredj a pointé du doigt la qualité des stents que l’administration publique utilise. Importés de Chine et d’Inde à bas prix ils sont ensuite revendus à la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM), 4 à 5 fois le prix de départ (entre 100 et 200 euros).
Une plus-value énorme dont profitent certains intermédiaires, médecins et distributeurs, a dénoncé le député. Des personnes qui sont aujourd’hui impliquées dans le «pourrissement » du secteur de la santé publique, a-t-il également souligné.
Face à cette situation, l’Association tunisienne de prévention des maladies cardiovasculaires et la CNAM ont mis en place « un guide de bonne pratique », où elles stipulent le fait que les stents qui seront désormais utilisés doivent répondre aux standards internationaux (FDA ou encore HAS). Un accord qui a été transféré au ministère de la Santé depuis le mois de décembre 2016 et qui n’a eu de réponse, « positive », qu’en juillet.
Après avoir signé l’accord, la ministre de la Santé, Mme Meraï, a, selon M. Ben Fredj, cédé aux pressions des lobbys concernés et a informé l’association que le texte de l’accord n’est pas acceptable. « Une situation qui ne fait qu’augmenter les pertes, qui se chiffrent en millions de dinars, de la CNAM ».
S.A











