Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Mehdi Ben Gharbia : Je suis fier de Béji Caïd Essebsi !

« L’égalité entre tous les Tunisiens est une revendication vieille de plusieurs générations » a déclaré ce mercredi 16 août 2017, le ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la Société civile, en commentant l’intervention du chef de l’Etat du 13 août.

 

Invité de la matinale de Shems FM, Mehdi Ben Gharbia a dit être fier de Béji Caïd Essebsi qui s’inscrit dans la continuité des grands réformateurs tels que Tahar Haddad et Habib Bourguiba. « L’heure est venue d’abroger de vieilles lois. Il faut avoir du charisme pour le faire » a-t-il déclaré.

Pour étayer sa thèse Mehdi Ben Gharbia dit : « Permettre à la femme de posséder va lui permettre d’investir. Aujourd’hui, la configuration de la population tunisienne a changé. 75% de la population vit aujourd’hui dans les grandes villes avec des familles composées de deux enfants. Il faut que filles et garçons héritent de manière égale et si nous voulons vraiment appliquer les droits de l’Homme en Tunisie, on ne peut pas limiter l’accès à la propriété aux femmes ».

Aussi M. Ben Gharbia a parlé des réactions face au discours du président, « aux gens qui disent que ce n’est pas le moment, je veux leur dire que depuis Tahar Haddad ce n’est pas le moment ! Avoir des problèmes économiques ne veut pas dire que l’on doit oublier les droits des personnes ».

Dans son intervention, le ministre a aussi évoqué les textes religieux, disant qu’il s’agit de textes symboliques dont le but est de développer l’actuel, la réalité. « Le tout est une question d’interprétation, c’est pour cela que dans certains pays on permet encore la polygamie, par exemple ». Il a ajouté : « On parle d’initiative faite pour les bourgeois alors que les bourgeois n’ont pas de problème avec l’héritage car ils héritent déjà de manière égale ».

 

Face aux accusations de vouloir diviser la population, le ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la Société civile a déclaré : « On ne veut pas diviser les Tunisiens. Nous sommes pour le droit ! ».

 

S.A

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés