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Abdelkefi devait-il partir ?

Maintenant que l\’émotion commence à tomber et que l\’on a écrit nos états d\’âmes sur le procès Abdelkefi, jusqu\’à sa démission, prenons le temps d\’avoir une lecture sereine de la situation.

Fadhel Abdelkefi, en tant que représentant légal d\’une entreprise, a été « épinglé » par une administration archaïque et des textes hors du temps dans le cadre d\’un procès duquel il n\’a jamais été au courant et une justice qui l\’a condamné sans jamais l\’entendre. Ce qui s\’est passé pour Abdelkefi s\’est passé pour beaucoup de chefs d\’entreprises qui ont été victimes d\’une administration impitoyable, injuste et terriblement hors du temps.

 

Fadhel Abdelkefi, un homme d\’affaires respecté et respectable a choisi de s\’exposer en faisant de la politique et mal lui en a pris. Dans une démocratie qui se respecte, et la notre quoi que l\’on dise, l\’est, un ministre doit défendre sa cause en toute indépendance et doit, de ce fait, démissionner. Abdelkefi l\’a fait. Bravo à lui !

Mais il est, en même temps, tout à fait normal qu\’il le fasse. Il en ressort renforcé si jamais demain il voulait faire de la politique une fois son procès gagné (et il le gagnera). Mais la vie doit continuer et l\’Etat doit être au-dessus des personnes. L\’avenir du pays ne peut tenir au destin d\’une personne aussi populaire l\’est elle.

 

Abdelkefi doit être remplacé rapidement et l\’Etat doit montrer qu\’il est puissant. Chahed ne doit pas craindre d\’aller à l\’ARP et remanier de fond en comble son gouvernement qui souffre de nombreuses tares et en particulier au Transport, au Commerce, à la Santé et dans bien d\’autres départements.

La lutte contre la corruption doit se poursuivre de plus belle et les compétences doivent être désignées. Un pays ne tient pas en un homme mais en des hommes et il paraît que ce pays regorge de gens de bonne volonté et dont la compétence et l\’honnêteté ne sont pas discutables. Le pays vit une crise comme jamais il ne l\’a vécu, nos villes sont encore sales, les routes dans un sale état et les citoyens totalement déroutés.

Merci à Fadhel Abdelkefi mais comme le dit le slogan de la campagne de BCE, « la patrie avant les hommes ! ».

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