L’UGTT est revenue, ce vendredi 15 septembre 2017, sur le vote de la loi sur la réconciliation administrative. Dans un communiqué rendu public, la centrale syndicale a estimé que de nombreux membres des communautés politique et civile se sont opposés au projet de loi en question et que la phase de transition exige l\’adoption de la règle d\’élargissement du dialogue sur toutes les questions stratégiques afin d\’assurer le plus haut degré de consensus.
L’UGTT a réaffirmé son attachement au principe selon lequel la Constitution ne devrait jamais être contournée dans tous les aspects du processus de justice transitionnelle et a appelé au respect des procédures constitutionnelles dans la présentation des lois. Elle a ajouté qu’elle considère le vote de cette loi comme une amnistie en faveur de ceux qui ont fauté contre la nation et une punition à l’encontre de ceux qui ont refusé de violer la loi au point d’être persécutés, précisant que la réconciliation devrait d’abord passer par une reddition de comptes puis par la justice.
La centrale syndicale a enfin exprimé ses craintes de voir l’unilatéralité des décisions qui concernent des affaires nationales regagner peu à peu du terrain jusqu’à fonder les bases d’une nouvelle tyrannie.
M.B.Z










