6 jeunes randonneurs ont été condamnés mercredi 15 novembre 2017 à une peine de prison de 15 jours pour avoir emprunté un circuit se trouvant à l’intérieur d’une zone militaire. Une affaire qui a suscité l’émoi et la colère des internautes sur les réseaux sociaux.
« Nous sommes 6 jeunes passionnés de sports de montagne et actifs dans la société civile. L’année dernière nous faisions une petite randonnée de 2 heures à Boukornine, un endroit que nous visitions depuis que nous étions jeunes. Nous avons donc emprunté le parcours de santé et puisque nous ne sommes pas des amateurs, nous avons tracé notre chemin parmi les arbres pour rendre le parcours un peu plus difficile. Cinq minutes après, nous nous sommes retrouvés face à des membres de l’armée qui nous ont gentiment expliqué que nous étions en zone militaire. Une information que nous ne pouvions pas connaitre, étant donné le fait qu’elle n’était pas indiquée sur la route que nous avions pris ce jour-là ! » A expliqué Taher Tebbana au micro de Mosaïque FM, ce vendredi 17 novembre 2017.
Le jeune randonneur a continué sa narration de l’histoire comme tel : « Etant donné le fait que notre présence n’était pas régulière, l’armée a donc prévenu la garde nationale qui nous a escortés sans encombres jusqu’au poste d’Ezzahra, où nous avons signé un simple engagement qui stipulait que nous ne devions plus revenir à Boukornine ».
Contre toute attente, un an plus tard, certains des jeunes randonneurs ont reçu une invitation à comparaitre devant le juge pour le lundi 12 novembre 2017, « sauf que cette invitation est arrivée bien après que la peine de 15 jours de prison ait été prononcée par le juge. Nous avons été accusés d’avoir été en zone militaire sans une autorisation » révèle Taher Tebbana, qui a ajouté qu’il est aujourd’hui devant le tribunal pour faire appel car ce qu’il a signé à l’époque est un engagement et non un procès-verbal. « Nous avons des suspicions que ce dossier a été rouvert, pour mettre la pression sur les jeunes qui pratiquent des sports de montagne » a-t-il déploré.
S.A










