Une discussion virtuelle sur le thème « La Liberté d’Information en Journalisme », animée par le conférencier Andrew McIntosh, a été organisée, jeudi 7 décembre 2017 à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption.
Andrew McIntosh est un journaliste américain et expert des lois de la liberté de l’information. Il est le correspondant aéronautique du journal économique de Seattle, « The Puget Sound Business Journal ».
A cette occasion, le conférencier est revenu sur son expérience dans l’obtention d’informations vitales à travers les lois d’accès à l’information et aux documents pour combattre la corruption, ainsi que le rôle des médias dans la lutte contre la corruption et des stratégies du journalisme d’investigation.
Le Freedom of Information Act (FOIA) est une loi américaine qui est entrée en application en 1967. Fondée sur le principe du droit à l’information, elle oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents, à quiconque en fait la demande, quelle que soit sa nationalité.
Pour sa part, la Loi d’accès à l’information du Québec qui date de 1982 est une loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels détenus par les organismes publics et les entreprises privées.
Ces lois s’appliquent quelle que soit la forme des documents: écrite, graphique, sonore, visuelle, informatisée ou autre : elles n’incluent pas seulement les rapports et notes de services mais également les textos, courriels, factures, talons de chèques, etc.
Bien que ces lois ne soient pas populaires, elles restent cependant un pilier important. Elles ont permis, selon M. McIntosh, l’essor du data journalisme et du journalisme d’investigation. Elles sont un outil important pour augmenter la transparence dans le public et le privé. Elles ont permis de révéler plusieurs scandales de corruption ainsi que de malversation.
En cas de refus de données d’accès aux informations demandées des recours existent, explique le conférencier, et qui sont différents selon les pays. Au Canada, par exemple, il faut passer devant une commission alors qu’aux Etats-Unis, un juge pourrait statuer sur l’affaire.
Le journaliste a évoqué la manière avec laquelle les journalistes pouvaient recourir à des tiers pour accéder à des informations, sans éveiller la vigilance des administrations concernées. Ceci dit, il a souligné l’importance de donner à ses institutions le droit de se défendre dans un souci d’équité.
La discussion s’est déroulée en présence virtuelle de participants d’Abidjan.
I.N










