Le bureau exécutif national de l\’Union tunisienne de l\’industrie, du commerce et de l\’artisanat (UTICA) a exprimé la grande déception de tous les secteurs et entités adhérents, de la version finale de la Loi de finances 2018 adoptée par l’Assemblée des représentants du peuple.
C’est ce qu’explique le patronat dans un communiqué publié ce vendredi 15 décembre 2017, suite la réunion qui s’est tenue le même jour à son siège. Un sentiment partagé par les différentes régions du pays et qu’a constaté l’organisation au cours des congrès régionaux récents.
La centrale patronale a exprimé, également, son insatisfaction face aux méthodes douteuses de certaines parties qui ont recouru à l’ajout de nouveaux articles à la Loi de finances à la dernière minute, alors qu’elles ont déjà exprimé publiquement des positions totalement contraires à ce qu\’elles ont adopté. Elle considère que cette loi et la façon avec laquelle sa version finale a été adoptée ont profondément touché le principe du consensus sur lequel repose l’Accord de carthage : une méthode qui va détériorer davantage la confiance de l’investisseur dans l’Etat et créer une réticence pour la création de projet.
L’UTICA souligne que la LF 2018, malgré les amendements réclamés par l’organisation, reste en deçà de ce qui est demandé en termes d’encouragement de l\’investissement, de l\’exportation et de l\’emploi, de la lutte contre le commerce parallèle et la contrebande ainsi que de la réduction des dépenses publiques et du déficit des institutions publiques qui sont derrière l’hémorragie du budget de l\’Etat.
L’organisation avertit que les nouveaux fardeaux imposés par cette LF 2018 vont entraîner la fermeture de nombreuses sociétés et causer la perte de nombreux emplois, ce qui va dégrader la situation sociale. Elle fait porter la responsabilité des répercussions néfastes de cette loi sur les entreprises, leur pérennité et même leur existence, aux différentes parties prenantes.
I.N










