Zouheir Makhlouf a présenté, dimanche 17 décembre 2017, officiellement sa démission de l\’Instance Vérité et Dignité (IVD), suite «aux graves déclarations de sa présidente Sihem Ben Sedrine».
L\’ancien vice-président de l’IVD explique sa décision par 4 raisons. Ainsi, pour lui la philosophie de Mme Ben Sedrine en ce qui concerne la justice transitionnelle se résume dans la publication de rapports qui synthétisent les données et informations recueillies, en y ajoutant une bonne dose de représailles, de vengeance et de règlement des comptes.
Il estime qu’au lieu de réaliser les principes de la justice transitionnelle : une réconciliation globale qui vise à renforcer l\’unité nationale, à instaurer la justice et la paix sociale, à construire l’Etat de droit et à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat, la présidente de l’IVD a dévoilé son propre agenda caché. Un agenda contraire à l’essence de la vraie justice transitionnelle, une justice sélective et de vengeance. Au lieu de se contenter de proposer des mesures qui encouragent la réconciliation, elle a exprimé son intention de détériorer la situation davantage en proférant un énorme lot de contrevérités, les consignant soigneusement dans ses rapports finaux, ce qui entrave la transition démocratique espérée.
Le deuxième point évoqué par M. Makhlouf est le mépris de la présidente envers les victimes, l’humiliation de leur dignité, la discrimination et l\’écart par rapport à l\’objectif principal établi pour lequel l’instance a été créée. D’après ces termes, elle considérerait les victimes comme un simple groupe qui ne cherche qu’à être rémunéré et dédommagé.
La troisième raison évoquée, sont les mensonges flagrants de Sihem Ben Sedrine et sa volonté ouverte d’induire en erreur l’opinion publique : « Ce qui me pousse à quitter une organisation qu’elle préside, et qui travaille hors légalité et contre les décisions de justice, sans écouter l’avis des autres membres de l’instance ».
Le quatrième argument de Zouheir Makhlouf est que le mandat de l’instance arrive à son terme (5 mois), sans rien accomplir pour le pays, pour les victimes, pour la transition démocratique ou pour les minimas des revendications sociales, et ceci sans que les membres puissent entamer leur mission et leurs rôles pour lesquels l\’Assemblée nationale constituante les a élus.
I.N











