Le vice-amiral d\’escadre Charles-Henri de la Faverie du Ché, préfet maritime de la Méditerranée, est revenu, lors d’une conférence de presse tenue vendredi soir 12 octobre 2018, sur la collision entre le navire de la CTN et le porte-conteneurs chypriote.
Ainsi et sans présager de l\’enquête en cours, le vice-amiral d\’escadre du Ché a donné son avis de marin sur ce qui a pu conduire à cette situation exceptionnelle.
«Le sémaphore, qui était le plus proche du sinistre est celui du Cap Corse, a appelé l’Ulysse 40 minutes avant la collision, un appel de routine. (…) A ce moment-là, l’Ulysse était à environ 20 km du point de collision et il a répondu. Pour le Cap Corse, il était clair que l’Ulysse avait quelqu’un à la passerelle. Ce qui s’est passé entre les deux, c’est autre chose que l’enquête déterminera, mais pour le marin que je suis c’est assez évident comme de toute façon la responsabilité revient en haute mer aux bâtiments, il y a eu un problème qui s’est passé à la passerelle de l’Ulysse.», a-t-il affirmé.
Le préfet maritime de la Méditerranée pense donc que la responsabilité de l’accident revient à l’Ulysse.
La veille, le ministre du Transport Radhouane Ayara avait déclaré que tant que le rapport d’expertise final n’ait pas encore été rendu, il faudrait parler de responsabilité partagée plutôt que de jeter entièrement le tort sur la partie tunisienne.
Le 7 octobre dernier, le navire roulier « Ulysse » de la CTN a percuté le porte-conteneurs chypriote CSL Virginia. L’armateur réclame à la Tunisie des indemnités de 40 millions de dinars.
A noter que le sémaphore est un poste de surveillance en bord de côte qui assure des missions diversifiées qui vont de l\’assistance à la navigation jusqu\’à la surveillance du territoire en passant par la régulation du trafic maritime et de la pêche.
I.N
— Prémar Méditerranée (@Premarmed) 12 octobre 2018










