Le chroniqueur Mohamed Boughaleb a révélé, vendredi 12 octobre 2918, lors de son passage dans l’émission Men Tounes présentée par Boubaker Ben Akacha sur Attessia TV, le contenu assez compromettant de correspondances entre un ancien membre du mouvement Ennahdha Mohamed Laâmeri et son président Rached Ghannouhi, datant des années 1995.
Dans ces lettres Mohamed Laâmeri reprochait à Rached Ghannouchi d’avoir fait des enregistrements sonores en 1991 ainsi que certaines déclarations du chef d’Ennahdha, notamment quelques-unes en particulier.
M. Boughaleb a lu deux passages : «Fermez leur les accès, ils sont lâches. Nous sommes optimistes quant aux nombres des victimes. Nous sommes optimistes quant aux flots de sang qui vont couler» et «le mouvement est une puissance en interne dans les cœurs des individus : il est présent dans les facultés, dans les syndicats, dans les campagnes, dans les administrations et dans une élite de l’armée et de la police, etc. Le mouvement est présent dans toute institution du pays. Ne pensez pas que le mouvement est fini, parce que des hommes sont en prison ou que d’autres sont à l’étranger alors que certains sont morts. Contrairement à ce que dit le dictateur sur le fait d’éliminer certaines personnes pour que tout soit fini, nous sommes toujours là».
Des passages assez révélateurs de la véritable manière de penser du mouvement, mais également du fait qu’Ennahdha ait réellement infiltré l’appareil militaire tunisien.
En parallèle, l’ancien Colonel-major Moussa Khalfi qui était à la tête des services de renseignement militaire a affirmé qu’Ennahdha a bel et bien un appareil sécuritaire secret et que des militaires ont été jugé et ont écopé de peines allant de 4 à 16 ans de prison pour complot contre l\’Etat et tentative de coup d\’Etat, niant que ces condamnations soient politiques, notamment dans ce qui est connu par l’affaire de Barek Essahel. Il a évoqué, dans ce cadre, des témoignages de dirigeants du parti où ils reconnaissaient les faits alors qu’il occupait le poste de directeur de la sûreté intérieure en 1989.
Face à ses révélations, Mohamed Boughaleb a estimé que des personnes comme Abdallah Kallel, considéré comme criminel de premier ordre, Ali Serati et Hassen Abid sont innocents, puisqu’ils sont cités dans des dizaines d’affaires dans les tribunaux tunisiens et sont en train d’être trainés dans la boue pour torture et crime, alors que réellement ils n’ont fait que défendre l’Etat contre un complot.
I.N










