Après la démolition d’une partie de l’Aqueduc romain à Mhamdia, après que des citoyens ont saccagé le Ribat de Monsatir, voilà que la destruction du patrimoine archéologique de la Tunisie se poursuit.
Cela se passe à Kélibia. Le Borj de cette ville du Cap Bon, une citadelle millénaire, un monument classé depuis les années 20, a été endommagé au cours de cette semaine. Sur les réseaux sociaux, plusieurs habitants de la ville ont publié les photos des travaux ayant défiguré le fort historique.

D’ailleurs, un membre de l’Association de la culture, des arts et du patrimoine à Kélibi a indiqué que des travaux ont été entrepris pour construire un passage dédié aux personnes à mobilité réduite. Sauf que les ouvriers ont utilisé des briques rouges et du ciment, une atteinte à l’aspect architectural du fort.

Selon le membre de l’association, de telles transformations ne doivent être faites qu’après une étude menée par les experts de l’Institut national du patrimoine. Mais encore, briques et ciment n’ont pas leur place dans cet édifice puisqu’un passage en bois aurait pu être utilisé !
I.L.











