Le député d’Ennahdha Abdellatif Mekki a déclaré aujourd’hui, à la plénière d’audition des ministres de l’Intérieur Hichem Fourati et de la Justice, Karim Jammoussi, qu’il ne fallait pas « s’égarer » lors de la recherche de la vérité dans l’affaire des assassinats des martyrs Mohamed Brahmi et Chokri Belaïd.
Il a également souligné : « s’il est vrai que nous sommes d’accord sur les objectifs, il n’en demeure pas moins que nous ne sommes pas d’accord sur les moyens. Dans la recherche de la vérité nous sommes en train de bafouer tous les principes éthiques, démocratiques et constitutionnels », a-t-il dit.
« Je considère que cette plénière est une forme de pression sur le pouvoir judiciaire. Or, nous n’avons pas le droit de le faire, sauf à travers les moyens légaux et constitutionnels dont nous disposons, soit à travers le pouvoir judiciaire », a ajouté Abdellatif Mekki.
D’un autre côté, M. Mekki a précisé que les assassinats de Belaïd et de Brahmi demeurent « une grande blessure », affirmant que : « nous sommes lésés par leur assassinat ainsi que par l’existence de personnes œuvrant contre l’Etat. D’où, tout notre intérêt à chercher la vérité et à la trouver ».
« Le Front populaire et les amis de Chokri Belaïd ont le droit de chercher la vérité, mais pas en accusant les autres sans preuves. Et, si des preuves existent, qu’ils les présentent à la justice. Toute cette campagne contre Ennahdha, alors que la justice n’a pas encore dit son dernier mot, est injuste », a indiqué le député.
« Je condamne toute personne qui cherche à se procurer des documents officiels de manière illégale et toute personne qui cherche à accéder aux secret des autres. Ceci étant dit, le condamné dans l’affaire de la chambre noire, n’est pas le seul à avoir réuni des documents secrets de manière illégale », a-t-il conclu.
I.B










