La députée du bloc de la coalition nationale, Sabrine Ghoubantini a exprimé, lors de la plénière tenue ce lundi 26 novembre 2018 en présence de Salma Elloumi Rekik, cheffe de cabinet du chef de l’Etat, son indignation face au « mutisme » de la présidence de la République quant aux accusations du secrétaire général de Nidaa Tounes, Slim Riahi. Ainsi, elle a appelé cette institution à « assumer sa responsabilité et mettre fin à cette médiocrité ».
« La présidence de la République n’a pris aucune position et n’a pas démenti le coup d’Etat. L’inaction devant les allégations est un scandale et une humiliation pour la présidence de la République ! Se taire signifie que les accusations sont confirmées ou que Slim Riahi dispose d’un appareil secret l’informant des putschs avant même la présidence et la Garde nationale. Concernant la sécurité présidentielle, on ne sait même pas si une enquête a été ouverte dans ce sens ou si des mesures ont été prises. Assumez votre responsabilité devant le peuple ! Soyez garants de la Constitution et mettez fin à cette médiocrité ! », s’est exprimé Sabrine Ghoubantini dans son intervention.
Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le chargé de communication de la Kasbah, Mofdi Mseddi, l’ex directeur du cabinet présidentiel, Slim Azzabi, l’ancien dirigeant au sein de Nidaa Tounes, Lazhar Akremi ainsi que Raouf Mradaa, directeur général de la sécurité présidentielle sont, en effet, accusés par Slim Riahi de tenter de renverser le régime et d’orchestrer un coup d’Etat. Riahi a ainsi déposé une plainte auprès du Tribunal militaire.
Le chef du gouvernement a réagi à ces accusations, lors de son discours à l’ARP samedi 23 novembre, qualifiant les allégations de putsch de mascarade. Des propos qui lui ont valu des critiques de la part de Slim Riahi qui a accusé le chef du gouvernement de tergiverser et d’éviter l’affaire de la plainte.
B.L










