La présidente du parti destourien libre (PDL), Abir Moussi appelle à des décisions concrètes en termes de mandats de dépôt et de gel d’activité d’Ennahdha, dans l’affaire de l’appareil sécuritaire secret du mouvement islamiste.
«Nous les avons toujours surnommé « Kouanjia » –NDLR islamistes en dialecte tunisien. Nous n’avons jamais cru un jour qu’ils sont devenus un parti politique civil, digne d’être présent sur la scène politique. Suite à ce dossier qui a été soumis au conseil de sécurité nationale, nous appelons à l’émission des mandats judicaires nécessaires dans cette affaire», a affirmé Mme Moussi.
Et d’ajouter : «On ne peut pas traduire en justice, les accusés dans un dossier d’une telle gravité, en les laissant en liberté d’autant plus que le chef de l’Etat affirme détenir un ensemble de preuves sérieuses. Il faudrait un minimum de sérieux dans le traitement de cette affaire, pour qu’on soit convaincu qu’il ne s’agit pas d’une ruse politique à usage médiatique ou un moyen de pression. Le peuple doit sentir qu’on a réellement commencé le traitement de ce dossier pour que des comptes soient rendus. Les noms des impliqués doivent être rendus publics !».
En outre, Abir Moussi a estimé que «la présidence du gouvernement devra prendre des mesures pour le gel de cette organisation (pour désigner Ennahdha), qui possède une aile secrète et qui est impliquée dans les meurtres politiques, et ceci au moins, jusqu’à la clôture de l‘enquête».
I.N










